De la plante au soin : pourquoi utilisons-nous les extraits CO₂ d’argousier, gre

Catégories : Plantes & actifs
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Chez Z2C, les plantes ne sont pas là uniquement pour décorer une étiquette. Elles peuvent devenir de véritables matières de formulation : huiles, poudres, extraits, macérats ou actifs que nous choisissons selon ce que nous voulons apporter au soin.

Parmi ces matières, les extraits obtenus grâce au CO₂ occupent une place particulière. Ils nous permettent de travailler avec des graines, des fruits ou des parties de plantes dont certains composés intéressants sont naturellement lipophiles, c’est-à-dire qu’ils ont davantage d’affinité avec les corps gras qu’avec l’eau.

Argousier, grenade, romarin, églantier : quatre plantes, mais surtout quatre matières très différentes. Leur couleur, leur texture, leur profil lipidique et leurs composés antioxydants donnent à chacune une vraie personnalité.

De la plante au produit fini

Une graine d’argousier, un pépin de grenade, les graines d’un églantier ou quelques rameaux de romarin peuvent sembler très éloignés d’une crème ou d’une gelée. Pourtant, c’est précisément ce passage de la matière végétale à la formulation qui nous permet de créer des soins à la fois naturels, modernes, sensoriels et agréables à utiliser.

Qu’est-ce qu’une extraction au CO₂ ?

Dans certaines conditions de pression et de température, le dioxyde de carbone peut atteindre un état particulier appelé supercritique.

Il ne se comporte alors plus exactement comme le gaz que nous connaissons habituellement : il acquiert des propriétés qui lui permettent de traverser la matière végétale et d’en extraire sélectivement certains constituants.

Cette méthode est particulièrement intéressante pour de nombreuses molécules lipophiles : huiles, acides gras, caroténoïdes, tocophérols, certains composés aromatiques ou autres constituants végétaux, selon la plante et les paramètres utilisés.

Une fois l’extraction terminée, la pression est abaissée : le CO₂ redevient gazeux et se sépare de l’extrait obtenu.

L’extrait contient-il encore du CO₂ ?

Non. Le CO₂ sert ici de fluide d’extraction. Après diminution de la pression, il se sépare de la matière extraite. Ce n’est donc pas un ingrédient que nous ajoutons ensuite à notre crème ou à notre gelée.

Argousier grenade et églantier illustrant les graines utilisées pour les extraits CO2

Crème et gelée Z2C formulées avec des extraits végétaux obtenus au CO2

CO₂, pression, extraction… est-ce encore naturel ?

Le mot « extraction » peut parfois donner l’impression que l’on s’éloigne de la plante. Pourtant, transformer une matière végétale est précisément ce qui permet d’utiliser ses différents constituants en cosmétique.

Presser une graine pour obtenir son huile, faire macérer une plante dans une huile, distiller une plante pour obtenir son huile essentielle ou utiliser du CO₂ comme fluide d’extraction sont simplement des procédés différents.

Ils ne donnent pas les mêmes matières. Et c’est justement cette diversité qui nous permet de choisir la forme la plus cohérente avec le produit que nous voulons créer.

Même plante ≠ même ingrédient

Romarin en huile essentielle et extrait CO₂ de romarin n’ont ni la même composition ni exactement le même rôle dans une formule.

Églantier pressé et extrait CO₂ de graines d’églantier résultent de procédés différents.

Et même chez l’argousier, l’huile issue des graines ne possède pas exactement le même profil que l’huile obtenue à partir de la pulpe du fruit.

Argousier : derrière les baies orange, une huile de graines étonnante

L’argousier, Hippophae rhamnoides, est immédiatement reconnaissable à ses petites baies orange vif.

Pourtant, la matière que nous avons choisie n’est pas obtenue à partir de la pulpe : ce sont les graines qui sont extraites au CO₂ supercritique.

On obtient une huile végétale à la couleur orangée bien marquée, à l’odeur végétale caractéristique et au toucher relativement pénétrant.

Son profil est particulièrement intéressant : les graines apportent notamment des acides gras polyinsaturés, dont des oméga-3 et oméga-6, mais aussi des tocophérols, des phytostérols et des caroténoïdes.

Cette matière possède ainsi une véritable identité dans une formule : elle n’est pas simplement une huile végétale neutre servant de support.

Sa signature Z2C

Nous aimons particulièrement l’argousier pour cette association entre matière végétale, lipides et couleur naturelle. Une petite graine peut ainsi devenir un ingrédient précieux dans une crème ou une gelée destinée à apporter confort, douceur et éclat visuel à la peau.

Grenade : le trésor se trouve dans les pépins

Lorsque l’on pense à la grenade, on imagine d’abord son jus rouge et ses grains translucides.

En cosmétique, ce sont pourtant ses petites graines qui peuvent cacher l’une des matières les plus originales du fruit.

Notre matière est obtenue par extraction sélective des graines de Punica granatum au CO₂ supercritique.

Il s’agit d’une matière lipidique dont le profil se distingue notamment par une forte présence d’acide punicique, un acide gras polyinsaturé conjugué caractéristique de l’huile de pépins de grenade.

La recherche s’intéresse à cet acide gras et plus largement à l’huile de pépins de grenade pour leurs interactions avec les mécanismes oxydatifs et inflammatoires.

En cosmétique, nous préférons retenir quelque chose de plus simple : la grenade nous apporte un profil lipidique inhabituel et une très belle matière à intégrer dans des soins destinés au confort et à la souplesse de la peau.

Jus de grenade ≠ huile de graines

Les polyphénols célèbres du jus et l’huile extraite des graines ne doivent pas être confondus. La partie de la plante utilisée et le procédé d’extraction déterminent largement les composés que l’on retrouve dans la matière finale.

Romarin : une autre facette d’une plante que l’on connaît bien

Le romarin est probablement la plante la plus familière des quatre. Son parfum évoque immédiatement le maquis, la Méditerranée et les herbes aromatiques.

Mais l’extrait CO₂ que nous utilisons ne doit surtout pas être confondu avec l’huile essentielle de romarin.

Ici, l’extraction est réalisée à partir des rameaux feuillés. L’extrait obtenu est ensuite mis sur support d’huile végétale de tournesol.

Sa couleur vert foncé et son odeur végétale très caractéristique montrent déjà que nous sommes face à une matière très différente des huiles de graines précédentes.

Son intérêt principal vient notamment de sa richesse en diterpènes phénoliques, parmi lesquels l’acide carnosique et le carnosol.

Ces composés sont particulièrement intéressants par leur capacité à limiter l’oxydation des lipides. L’extrait de romarin peut donc jouer un double rôle : participer à l’identité végétale d’un soin tout en aidant à protéger certaines matières grasses de la formule contre le rancissement oxydatif.

Un ingrédient peut aussi protéger la formule

Tous les ingrédients végétaux ne sont pas choisis uniquement pour raconter une propriété sur la peau. Certains peuvent aussi avoir une véritable fonction technique. L’extrait de romarin en est un bel exemple : ses composés antioxydants peuvent contribuer à la stabilité des matières lipidiques présentes dans la préparation.

Églantier : une petite graine pour une matière fine et précieuse

L’églantier, Rosa canina, produit les cynorrhodons que l’on rencontre facilement dans les haies et les espaces sauvages.

Là encore, ce sont les graines qui nous intéressent.

L’extrait CO₂ que nous avons sélectionné présente une couleur jaune-orangé et une texture huileuse légère.

Il apporte notamment des acides gras polyinsaturés, avec une présence importante d’oméga-3 et d’oméga-6, ainsi que des tocophérols naturellement présents.

Ce profil en fait une matière particulièrement intéressante lorsqu’on souhaite travailler la souplesse et le confort dans une formulation cosmétique.

Un détail dans son INCI

La matière que nous utilisons porte l’INCI : Rosa Canina Seed Extract, Rosmarinus Officinalis Leaf Extract.

La présence du romarin ne signifie pas que nous avons choisi un mélange « églantier-romarin » comme actif. Le fournisseur utilise une très petite quantité d’extrait antioxydant de romarin pour contribuer à la stabilité de l’extrait d’églantier.

Quatre extraits, quatre signatures

Matière Partie utilisée Ce qui la caractérise
Argousier Graines Oméga-3 et 6, tocophérols, phytostérols, caroténoïdes, couleur orangée
Grenade Graines Profil lipidique singulier, notamment riche en acide punicique
Romarin Rameaux feuillés Diterpènes phénoliques, acide carnosique, fonction antioxydante
Églantier Graines Oméga-3 et 6, tocophérols, toucher lipidique fin

Pourquoi ne pas simplement utiliser la plante entière ?

Parce qu’une plante contient une multitude de molécules qui ne se comportent pas toutes de la même manière.

Certaines sont très solubles dans l’eau, d’autres dans l’huile, certaines sont volatiles, d’autres restent dans la partie solide de la plante.

Choisir un procédé d’extraction, c’est donc choisir quelle facette de la plante nous souhaitons intégrer à notre formule.

C’est pourquoi un hydrolat, une poudre, un macérat, une huile essentielle, une huile végétale ou un extrait CO₂ ne sont jamais complètement interchangeables.

Les extraits CO₂ sont-ils forcément utilisés en très petite quantité ?

Pas nécessairement.

« Extrait CO₂ » décrit avant tout le procédé utilisé, et non un niveau universel de concentration.

Une huile de graines extraite au CO₂ peut être employée comme une matière lipidique dans une formule, tandis qu’un extrait très concentré de romarin sera utilisé d’une manière complètement différente.

Chez Z2C, nous adaptons donc chaque matière à la formule et au rôle recherché, sans appliquer un dosage unique à tous les extraits végétaux.

Concentré ne signifie pas meilleur

En formulation, la qualité d’un soin ne se mesure pas au nombre d’actifs ni à la quantité maximale que l’on pourrait ajouter. Chaque matière doit trouver sa place dans un ensemble cohérent, stable et agréable à utiliser.

Comment une plante devient-elle une belle crème ou une belle gelée ?

L’extrait végétal ne constitue qu’une partie du soin.

Autour de lui, nous devons construire une texture : de l’eau, des humectants, éventuellement des huiles et des émollients, un système émulsionnant ou gélifiant, puis les autres matières nécessaires à la stabilité et à la conservation du produit.

C’est cette association qui transforme une matière végétale parfois très colorée, visqueuse, odorante ou concentrée en un soin agréable à prélever, facile à étaler et plaisant sur la peau.

Certaines de nos crèmes et gelées accueillent ainsi ces extraits CO₂ comme l’une des pièces de leur formulation.

Ils ne sont pas là pour faire joli dans la liste d’ingrédients : nous les choisissons pour leur profil, leur complémentarité et la personnalité qu’ils donnent au soin.

Pourquoi chez Z2C ?

Parce qu’avec les plantes, on peut créer de très beaux soins

Ce qui nous plaît dans la formulation végétale, c’est justement de partir de matières parfois très simples : une graine d’argousier, quelques pépins de grenade, des rameaux de romarin ou les graines d’un églantier.

Grâce à différents procédés d’extraction, ces plantes deviennent des matières que nous pouvons associer à nos crèmes et à nos gelées.

Certaines apportent leur profil lipidique, d’autres leurs caroténoïdes, leurs tocophérols ou des composés antioxydants particuliers.

Puis vient notre travail : les associer à une phase aqueuse, à des humectants, à des émollients et aux autres matières nécessaires pour obtenir une texture stable, douce et agréable.

C’est cette transformation qui nous passionne : partir du végétal, comprendre ce qu’il peut apporter, puis en faire un soin moderne, élégant et agréable à utiliser. Pour nous, naturel et beau produit n’ont aucune raison de s’opposer.

À retenir

L’extraction au CO₂ est un procédé permettant d’obtenir certains constituants d’une matière végétale, notamment des composés lipophiles.

Après l’extraction, le CO₂ est séparé de la matière obtenue : il ne reste pas comme ingrédient dans la crème ou la gelée.

« Extrait CO₂ » ne décrit pas une composition unique : tout dépend de la plante, de la partie utilisée et des paramètres d’extraction.

Notre argousier est extrait des graines et présente notamment un profil riche en acides gras polyinsaturés, tocophérols, phytostérols et caroténoïdes.

L’extrait de graines de grenade se distingue notamment par sa richesse en acide punicique.

L’extrait CO₂ de romarin est riche en diterpènes phénoliques dont l’acide carnosique, intéressants notamment pour limiter l’oxydation des lipides.

L’extrait de graines d’églantier apporte notamment des acides gras polyinsaturés et des tocophérols.

Une huile essentielle, une huile végétale, un macérat et un extrait CO₂ issus de la même plante ne sont pas nécessairement équivalents.

Et surtout : les plantes ne sont qu’un point de départ. C’est leur sélection, leur transformation et leur association dans une formule équilibrée qui permettent de créer un beau soin fini.

Sources et références

Aroma-Zone, « Huile végétale d’Argousier BIO — Extrait CO₂ », fiche technique consultée en août 2026. Identification de la matière utilisée : Hippophae rhamnoides, graines, extraction au CO₂ supercritique, caractéristiques et composition générale.

Aroma-Zone, « Extrait CO₂ de Grenade BIO — Huile végétale », fiche technique consultée en août 2026. Identification de la matière : Punica granatum, graines, extraction au CO₂ supercritique et richesse particulière en acide punicique.

Aroma-Zone, « Extrait CO₂ de Romarin BIO », fiche technique consultée en août 2026. Identification de la partie végétale, du support huileux et de la richesse en diterpènes phénoliques, notamment en acide carnosique.

Alexmo Cosmetics / Flavex, « Rosehip seed CO₂ extract », fiche technique consultée en août 2026. INCI : Rosa Canina Seed Extract, Rosmarinus Officinalis Leaf Extract. Extrait de graines stabilisé par un extrait antioxydant de romarin.

Saini A. et collaborateurs, « New horizon of rosehip seed oil: Extraction, characterization for its potential applications as a functional ingredient », Food Chemistry, 2024, 437, 137568. DOI : 10.1016/j.foodchem.2023.137568. Revue consacrée à l’extraction et à la composition des huiles de graines d’églantier, notamment leurs acides gras polyinsaturés, tocophérols, phytostérols et autres constituants.

Müller M. et collaborateurs, revue sur l’extraction supercritique et les applications cosmétiques des extraits végétaux, Journal of CO₂ Utilization, 2022. Présentation de l’intérêt du CO₂ supercritique comme fluide d’extraction et de son utilisation pour différentes matières végétales.

Birtić S. et collaborateurs, « Carnosic Acid and Carnosol, Two Major Antioxidants of Rosemary, Act through Different Mechanisms », Plant Physiology, 2017. PMID : 28916593. Étude consacrée aux mécanismes antioxydants de l’acide carnosique et du carnosol et à leur action sur l’oxydation des lipides.

Pons-Rocamora N. et collaborateurs, « Dermocosmetic Potential of Punica granatum: A Systematic Review of Bioactive Compounds and Skincare Applications », Antioxidants, 2026. PMID : 41897478. Revue récente des différentes fractions de grenade et de leurs composés, dont l’acide punicique présent dans l’huile de graines.

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